LA LETTRE DU BURKINA
Avril 2009
Bien chers Amis de France et du Burkina,
Voici la 10ème édition de notre lettre annuelle vous donnant les principales nouvelles de notre association.
En 2008 nous avons été 30 donateurs soit 7 de plus qu’en 2007, pour un montant de
3 202 €, en augmentation de 928 € par rapport à l’année précédente. Merci à vous tous et vous toutes qui par votre générosité, permettez de poursuivre notre action humanitaire au profit de nos amis du Burkina.
Nous avons appris le décès de l’abbé Jean de la Croix Hien survenu subitement le 24 décembre 2008 au cours de la messe de Noël à Diébougou. La présidente des « Femmes Unies de Bozon », Rose Kpoda, nous a envoyé un faire part : « Celui qui a établi le pont d’amitié entre vous et nous s’en est allé. Puisse sa croix nous servir toujours de passerelle entre nous pour la vie ici bas et dans l’au delà. Union de prières. »
Parmi nos donateurs fidèles, nous avons à déplorer le décès de notre ami Gilbert Guiguen de Soudron en Champagne, qui nous a quittés le 10 février 2009. Nous pensons bien à lui et à toute sa famille.
Au cours de l’année 2008 nous avons aidé à financer 4 projets. La totalité de ces aides s’élève à 1 750 €. Nous avons eu 83,10 € de frais d’envoi.
Voici les dates d’envoi, le montant et la destination :
- Le 30 mars 2008 : 400 € en faveur de l‘association des femmes de Lige-taw ( s/c. abbé Thomas d’Aquin Somé) : achat de tables et bancs pour l’aménagement d’un local servant à l’alphabétisation des femmes du village.
- Le 13 mai 2008 : 300 € en direction du groupement des femmes, Telinser, du village de Poulobaa près de Dano, ( s/c. abbé Francis Somé- Hien ) pour les activités des femmes et spécialement la création d’un élevage en commun de poules et poulets.
- Le 14 août 2008 : envoi de 500 € pour l’association des femmes du village de Tambow ( s/c. abbé Narcisse Dabiré ) qui ont créé une banque de céréales. L’abbé Narcisse nous écrit le 12-2-2009 : « En ce qui concerne le projet de banque de céréales, le stock est déjà constitué de plus de 150 sacs de maïs, c’est une grande chance que nous ayons eu l’argent assez tôt. J’ai demandé au président et au secrétaire de vous pondre un rapport en bonne et due forme. Je vais y joindre une photo du camion qui transporte les grains et les sacs déposés à côté. »
- Le 12 novembre 2008 en urgence : 400 € à destination de l’association des femmes de Lige-Taw, dont la présidente est Léontine Poda ( s/c. abbé T. d’Aquin Somé ), pour la constitution d’une banque de céréales. Mme Poda nous écrivait le 1er octobre 2008 :
« Cette année, la saison a été encore mauvaise. Il y a trop de pluie et beaucoup de champs
sont inondés et beaucoup de maisons sont tombées…Nous vous adressons cette demande
pour payer le mil et faire une banque de céréales.
Au moment des récoltes le mil coûte moins cher…Nous voulons payer entre 40 et 50
sacs de mil. A partir de juin déjà, c’est la famine qui commence et les gens cherchent le
mil à acheter et il n’y en a pas. … Merci pour tout ce que vous faites pour les femmes de
notre paroisse. »
Par notre C.C.P. ont transité deux virements , l’un de la famille Castel dans la Drôme pour la réparation d’un véhicule de l’abbé Jacob Méda, à Batié, l’autre de l’association « Palm Africa » de la région de Lyon, d’un montant de 700 € en faveur du centre ménager du village de Iolonioro, s/c de l’abbé Léon K Somé.
Des relations d’amitié se sont établies entre les jeunes filles du centre ménager de Iolonioro et les jeunes filles de la Maison Familiale Rurale de l’Arbresle. Les élèves de Iolonioro confectionnent des objets artisanaux que vendent les filles de la M.F.R. Ces échanges créent des liens d’amitié et permettent une meilleure connaissance réciproque. Souhaitons qu’un tel partenariat fasse des émules.
Encore un fois merci à tous nos bienfaiteurs et à toutes nos bienfaitrices qui nous ont permis d’apporter aide et réconfort à nos amies et amis Burkinabé. Merci également à notre si dévouée trésorière, Monique Seveau, qui ne ménage pas sa peine malgré ses multiples occupations.
Il est à signaler une intervention d’un ami de Châlons en Champagne, Mr André Gourdier, au cours d’une messe dominicale le 30 novembre 2008 en l’église de Suippes, en faveur de notre association. Merci à lui et aux 7 donateurs qui ont répondu à son appel totalisant la somme de 331 €. Bravo ! Et merci aussi à l’abbé Vignier, curé de Suippes qui a été favorable à cette action. C’est une initiative qui pourrait susciter d’autres actions similaires.
A signaler la création du « blog » de notre association sur lequel vous êtes : www.amitiesburkinafaso.Centerblog.net Très intéressant nous ont dit plusieurs internautes.
L’an dernier, je vous avais parlé de notre intention de contacter les élèves infirmiers de l’hôpital St Joseph à Marseille. Depuis septembre 2008, ils sont rattachés à l’école d’infirmiers de La Croix Rouge Bd Chave à Marseille. Premiers contacts infructueux en octobre 2008. Deuxième essai en janvier 2009. Madame Reverchon, chargée de ce domaine, répond qu’il n’y a aucun projet dans ce sens en cette année 2009. Elle nous conseille de reprendre contact en septembre. Un nouveau directeur sera alors nommé.
En octobre 2008, l’abbé Denis-Fernand Somé, en coopération missionnaire à Villeneuve-Loubet depuis plusieurs années, nous met en relation avec Sœur Marie-Blanche Hien qui a mis sur pied et anime une vaste association qui rayonne sur toute une région, aux alentours de Dissin ( prononcer Dissine ) à proximité de la frontière du Ghana. Cette asso s’intitule « Faa – i - tuora de Marie Mère de Dieu ». Faa-i-tuora, en dagara, veut dire : « se prendre en charge ». Son but premier est la promotion de la femme, des femmes. Les projets sont nombreux et les activités multiples.
Nous avons choisi de participer au financement de deux projets :
- L’opération « vélo » : L’asso a initié une opération dite « une femme, un vélo » . Le vélo est une grande aide pour les femmes car il leur permet le transport des enfants malades vers des centres de soins médicaux, le transport quotidien de leurs charges
( bois, eau, récoltes etc. ) qui auparavant étaient portées sur la tête.
Photos : Remise de vélos aux membres de l’association
et : Cours d’alphabétisation
- Fournir du matériel agricole pour la culture attelée, charrettes, charrues etc. aux Groupes de Solidarité et d’Entraide pour améliorer les rendements agricoles.
Nous avons, en ce début d’année 2009, envoyé 600 € pour les vélos et également 600 € pour la culture attelée.
Les demandes d’aide pour ces deux projets nous ont été envoyées par Internet. C’est Mr Alain Kpoda représentant Sœur Marie-Blanche Hien et secrétaire de l’association qui nous a fait parvenir ces demandes par son site internet.
Nous avons l’intention de poursuivre notre soutien aux nombreuses activités de cette association.
L’assemblée générale d’Amitiés Marseille-Diebougou de l’année 2008, eut lieu le samedi 29 mars 2008 chez nos amis Baldy. Du fait que j’étais, à ce moment là, en soin à l’hôpital de la Timone, c’est notre vice-présidente, Odile Morin qui présida la séance.
Le 2 août 2008 Odile et moi étions invités au mariage de notre ami Pierre Nébié qui épousait Aminatou à la mairie de Miramas. Nous gardons un excellent souvenir de cette soirée amicale et hors norme. Merci Pierre et Aminatou et tous nos vœux de bonheur et prospérité.
Je me permets de relayer une information parue dans La Lettre du C.C.F.D. (comité catholique contre la faim et pour le développement – 4 rue Jean Lantier 75001 Paris ) page 3 d’octobre 2008 « Le Niébé contre la faim » Au Mali, la culture du niébé a permis d’accroître la sécurité alimentaire des paysans, d’augmenter leurs revenus et de réduire l’exode rural. Le niébé est une plante proche du haricot, riche en protéines. Est-ce que nos amis Burkinabé connaissent cette plante et la cultivent ?
L’A.G. de 2009, s’est tenue le 28 mars dernier, comme l’année précédente, chez nos amis Baldy, à Marseille, dans une ambiance plus qu’amicale, je dirais même euphorique, qui nous ferait presque souhaiter d’en faire deux par an. Merci à Hélène et Yves. Nous avons décidé de poursuivre notre aide en faveur de l’association « FAA I TUORA » ( se prendre en charge ), spécialement pour l’achat de vélos, et pour l’unité de séchage de fruits et légumes (papayes, tomates, épices…). En ce qui concerne les vélos, nous aimerions savoir s’il est bien prévu un centre de maintenance, d’entretien, de réparation ou de remise en état ?
Nous désirons également soutenir des associations de femmes dans le secteur de Dano, sous couvert de l’abbé Francis Somé-Hien. Elles ont de multiples projets : Elles désirent acheter des moulins à grain, réaliser des forages avec pompe, construire un vrai magasin, augmenter le capital de la banque de céréales, créer un fonds de roulement pour les prêts individuels, avoir une maison d’alphabétisation, défricher pour créer un jardin, avoir un âne avec attelage complet (charrettes…), créer un élevage de poules de chair, réhabiliter le centre ménager ( matériel et formation de 3 monitrices). Est il possible de rester insensible à un tel désir de faire bouger les choses ?
Nous avons donc décidé de les aider à réaliser une petite partie de leurs projets. Nous attendons pour cela d’avoir un n° de C.C.P. sur lequel nous pourrons effectuer les virements. Les frais d’opération des banques sont beaucoup plus élevés qu’à la Poste. Notre trésorière a eu bien du mal l’an dernier à faire parvenir notre aide pour la création d’un élevage de poules à Pooloba.
Voilà, je m‘arrête là. Il y aurait encore bien des choses à signaler.
Faites nous part de vos idées et de vos réactions.
Je vous dis :
« A l’année prochaine. Bien à vous. »
Le président et le bureau.
M.Galichet « Amitiés Marseille – Diebougou au Burkina »
Chez Mr Galichet Michel ; Château Saint-Jacques Bât. I 43
56, Bd de la Valbarelle 13011 Marseille
Tel. 04-91-35-22-07 ou portable : 06-81-06-01-56
C.C.P. Centre de Marseille 12 386 79 E.
e-mail : michelodilegalichet@orange.fr
Puisque c'est obligatoire, je me soumets et avec plaisir pour dire un grand bravo à tous ces gens généreux dont on parle sur ce blog ; à Michel le président et à Monique la trésorière, infatigables tous les deux.Courage pour continuer ! Marc
suis allez a koudougou en 1980 j ai rencontre un cure et une ferme exatraordinaire ne sait pas si elle existe encore suis tres desireux d avoir des infos suis presque vieux et avec du temps merci de me repondreMerci à cette dame et à ce monsieur qui ont fait un commentaire ces jours-ci. Nous aimerions avoir leurs adresses pour donner une suite.
Je suis le Père Francis DABIRE. Je suis actuellement à Marseille mais de passage. J'ai pris connaissance de votre blog qui est très intéressant.
http://www.amitiesburkinafaso.centerblog.net
Evêché de Diébougou
B.P. 35 Diébougou
Tél. : 226 / 20 90 53 85
Fax : 226 / 20 90 53 22
Cell. : 226 / 70 29 32 98
Burkina Faso
Le 19 mai 2009
Votre Réf. :
Notre Réf. :
Objet : Recommandation au projet de plantation d’anacardiers à Wan,
Diocèse de Diébougou, Burkina Faso
La mission de l’Eglise dans les pays en voix de développement, notamment un pays comme le Burkina Faso, classé parmi les 5 pays les plus pauvres au monde, comporte un important volet de promotion humaine. Depuis les temps des premiers missionnaires, la pastorale sociale apparaît formellement dans les priorités.
C’est ainsi que, depuis 1984, le diocèse de Diébougou est guidé par son orientation pastorale –Parole et Pain pour tous et par tous – expression qui signifie le lien inséparable entre évangélisation et promotion humaine. Dans les activités tissées au quotidien par une telle orientation, on voit sur le volet « Parole » se réaliser des sorties missionnaires dans les zones encore païennes, des célébrations eucharistiques et d’autres sacrements dans les villages et dans les centres paroissiaux, des séances de catéchèse pour enfants et pour adultes, l’animation des Mouvements d’action catholique, les associations des femmes, l’accompagnement des Communautés Chrétiennes de Base, etc. Sur le volet « Pain », on voit des écoles primaires et secondaires, des dispensaires et maternités, des centres d’alphabétisation, des centres de formation des jeunes filles, des femmes, des puits et des forages, etc. Toujours dans le volet de la promotion humaine, il y a la lutte contre la pauvreté et les initiatives économiques visant l’amélioration de la vie des populations surtout des femmes et des jeunes et le renforcement de leur pouvoir d’achat. Ces initiatives économiques prennent comme objet direct de promotion les ressources naturelles du terroir s’inscrivant dans l’agriculture, l’arboriculture, l’élevage, etc.
Je recommande à l’association « Amitié Marseille-Diébougou au Burkina » ce projet dont j’ai confié la conduite à l’abbé Francis DABIRE. Il porte sur l’anacarde, plante choisie pour ses nombreuses propriétés bénéfiques et pour sa valeur économique de marché. Les plus grands enjeux (qui sont liés entre eux) poursuivis sont les suivants :
• Créer une unité de transformation de l’anacarde à Kampti dans un GIE/UTASO (Groupement d’Intérêt Economique pour l’Unité de Transformation de l’Anacarde du Sud-ouest) où seront embauchées plus de 500 femmes et jeunes filles pour le décorticage et la mise en sachets. Elles seront rémunérées pour subvenir à leur besoin.
• Créer des revenus pour assurer à moyen et longs termes le financement des activités d’évangélisation et des œuvres de charité du diocèse.
• Donner aux populations paysannes, qui vivent essentiellement de l’agriculture, un exemple concret de production avec des moyens et méthodes à la fois simples et modernes. Encadrer les jeunes qui voudraient se lancer dans la production de l’anacarde, et les accompagner jusqu’à l’écoulement de leurs productions, en même temps que celles du diocèse. Ce faisant, on les aide à améliorer leur pouvoir d’achat et les conditions de vie de leurs familles pour les empêcher ainsi d’aller dans les grandes villes.
• Faire du champ d’anacarde un moyen de dialogue avec les populations du village hôte qui sont encore de religion animiste. Elles nous ont donné un terrain de 40 ha, nous ne voulons pas nous en servir tout en les laissant dans leur pauvreté multiforme, notamment celle économique. Le diocèse ne doit pas en effet chercher à résoudre ses problèmes de manque de ressources propres, en oubliant ou en excluant les populations qui sont réellement pauvres.
Le projet a pour but d’acquérir et de mettre en terre 2000 pieds, sur une superficie de 20 hectares. Nous sollicitons de « Amitié Marseille-Diébougou au Burkina » une somme de 1 113 500 FCFA soit 1 700 euros, pour l’achat des plants et la main d’œuvre.
Dans l’espoir d’une suite favorable, je vous dis d’ores et déjà notre sincère gratitude, et vous prie de croire en l’expression de nos sentiments distingués.
Avec l’assurance de nos prières
Mgr KUSIELE DABIRE Dèr Raphaël
Evêque de Diébougou
http://www.amitiesburkinafaso.centerblog.net