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amitiesburkinafaso
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Blog Société
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23.05.2008
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25.04.2009

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La lettre 2009 du président Michel Galichet

Publié le 25/04/2009 à 12:00 par amitiesburkinafaso
LA LETTRE DU BURKINA

Avril 2009

Bien chers Amis de France et du Burkina,

Voici la 10ème édition de notre lettre annuelle vous donnant les principales nouvelles de notre association.
En 2008 nous avons été 30 donateurs soit 7 de plus qu’en 2007, pour un montant de
3 202 €, en augmentation de 928 € par rapport à l’année précédente. Merci à vous tous et vous toutes qui par votre générosité, permettez de poursuivre notre action humanitaire au profit de nos amis du Burkina.
Nous avons appris le décès de l’abbé Jean de la Croix Hien survenu subitement le 24 décembre 2008 au cours de la messe de Noël à Diébougou. La présidente des « Femmes Unies de Bozon », Rose Kpoda, nous a envoyé un faire part : « Celui qui a établi le pont d’amitié entre vous et nous s’en est allé. Puisse sa croix nous servir toujours de passerelle entre nous pour la vie ici bas et dans l’au delà. Union de prières. »
Parmi nos donateurs fidèles, nous avons à déplorer le décès de notre ami Gilbert Guiguen de Soudron en Champagne, qui nous a quittés le 10 février 2009. Nous pensons bien à lui et à toute sa famille.

Au cours de l’année 2008 nous avons aidé à financer 4 projets. La totalité de ces aides s’élève à 1 750 €. Nous avons eu 83,10 € de frais d’envoi.

Voici les dates d’envoi, le montant et la destination :

- Le 30 mars 2008 : 400 € en faveur de l‘association des femmes de Lige-taw ( s/c. abbé Thomas d’Aquin Somé) : achat de tables et bancs pour l’aménagement d’un local servant à l’alphabétisation des femmes du village.
- Le 13 mai 2008 : 300 € en direction du groupement des femmes, Telinser, du village de Poulobaa près de Dano, ( s/c. abbé Francis Somé- Hien ) pour les activités des femmes et spécialement la création d’un élevage en commun de poules et poulets.
- Le 14 août 2008 : envoi de 500 € pour l’association des femmes du village de Tambow ( s/c. abbé Narcisse Dabiré ) qui ont créé une banque de céréales. L’abbé Narcisse nous écrit le 12-2-2009 : « En ce qui concerne le projet de banque de céréales, le stock est déjà constitué de plus de 150 sacs de maïs, c’est une grande chance que nous ayons eu l’argent assez tôt. J’ai demandé au président et au secrétaire de vous pondre un rapport en bonne et due forme. Je vais y joindre une photo du camion qui transporte les grains et les sacs déposés à côté. »
- Le 12 novembre 2008 en urgence : 400 € à destination de l’association des femmes de Lige-Taw, dont la présidente est Léontine Poda ( s/c. abbé T. d’Aquin Somé ), pour la constitution d’une banque de céréales. Mme Poda nous écrivait le 1er octobre 2008 :
« Cette année, la saison a été encore mauvaise. Il y a trop de pluie et beaucoup de champs
sont inondés et beaucoup de maisons sont tombées…Nous vous adressons cette demande
pour payer le mil et faire une banque de céréales.
Au moment des récoltes le mil coûte moins cher…Nous voulons payer entre 40 et 50
sacs de mil. A partir de juin déjà, c’est la famine qui commence et les gens cherchent le
mil à acheter et il n’y en a pas. … Merci pour tout ce que vous faites pour les femmes de
notre paroisse. »

Par notre C.C.P. ont transité deux virements , l’un de la famille Castel dans la Drôme pour la réparation d’un véhicule de l’abbé Jacob Méda, à Batié, l’autre de l’association « Palm Africa » de la région de Lyon, d’un montant de 700 € en faveur du centre ménager du village de Iolonioro, s/c de l’abbé Léon K Somé.

Des relations d’amitié se sont établies entre les jeunes filles du centre ménager de Iolonioro et les jeunes filles de la Maison Familiale Rurale de l’Arbresle. Les élèves de Iolonioro confectionnent des objets artisanaux que vendent les filles de la M.F.R. Ces échanges créent des liens d’amitié et permettent une meilleure connaissance réciproque. Souhaitons qu’un tel partenariat fasse des émules.

Encore un fois merci à tous nos bienfaiteurs et à toutes nos bienfaitrices qui nous ont permis d’apporter aide et réconfort à nos amies et amis Burkinabé. Merci également à notre si dévouée trésorière, Monique Seveau, qui ne ménage pas sa peine malgré ses multiples occupations.

Il est à signaler une intervention d’un ami de Châlons en Champagne, Mr André Gourdier, au cours d’une messe dominicale le 30 novembre 2008 en l’église de Suippes, en faveur de notre association. Merci à lui et aux 7 donateurs qui ont répondu à son appel totalisant la somme de 331 €. Bravo ! Et merci aussi à l’abbé Vignier, curé de Suippes qui a été favorable à cette action. C’est une initiative qui pourrait susciter d’autres actions similaires.

A signaler la création du « blog » de notre association sur lequel vous êtes : www.amitiesburkinafaso.Centerblog.net Très intéressant nous ont dit plusieurs internautes.

L’an dernier, je vous avais parlé de notre intention de contacter les élèves infirmiers de l’hôpital St Joseph à Marseille. Depuis septembre 2008, ils sont rattachés à l’école d’infirmiers de La Croix Rouge Bd Chave à Marseille. Premiers contacts infructueux en octobre 2008. Deuxième essai en janvier 2009. Madame Reverchon, chargée de ce domaine, répond qu’il n’y a aucun projet dans ce sens en cette année 2009. Elle nous conseille de reprendre contact en septembre. Un nouveau directeur sera alors nommé.

En octobre 2008, l’abbé Denis-Fernand Somé, en coopération missionnaire à Villeneuve-Loubet depuis plusieurs années, nous met en relation avec Sœur Marie-Blanche Hien qui a mis sur pied et anime une vaste association qui rayonne sur toute une région, aux alentours de Dissin ( prononcer Dissine ) à proximité de la frontière du Ghana. Cette asso s’intitule « Faa – i - tuora de Marie Mère de Dieu ». Faa-i-tuora, en dagara, veut dire : « se prendre en charge ». Son but premier est la promotion de la femme, des femmes. Les projets sont nombreux et les activités multiples.

Nous avons choisi de participer au financement de deux projets :
- L’opération « vélo » : L’asso a initié une opération dite « une femme, un vélo » . Le vélo est une grande aide pour les femmes car il leur permet le transport des enfants malades vers des centres de soins médicaux, le transport quotidien de leurs charges
( bois, eau, récoltes etc. ) qui auparavant étaient portées sur la tête.

Photos : Remise de vélos aux membres de l’association
et : Cours d’alphabétisation

- Fournir du matériel agricole pour la culture attelée, charrettes, charrues etc. aux Groupes de Solidarité et d’Entraide pour améliorer les rendements agricoles.

Nous avons, en ce début d’année 2009, envoyé 600 € pour les vélos et également 600 € pour la culture attelée.

Les demandes d’aide pour ces deux projets nous ont été envoyées par Internet. C’est Mr Alain Kpoda représentant Sœur Marie-Blanche Hien et secrétaire de l’association qui nous a fait parvenir ces demandes par son site internet.
Nous avons l’intention de poursuivre notre soutien aux nombreuses activités de cette association.

L’assemblée générale d’Amitiés Marseille-Diebougou de l’année 2008, eut lieu le samedi 29 mars 2008 chez nos amis Baldy. Du fait que j’étais, à ce moment là, en soin à l’hôpital de la Timone, c’est notre vice-présidente, Odile Morin qui présida la séance.

Le 2 août 2008 Odile et moi étions invités au mariage de notre ami Pierre Nébié qui épousait Aminatou à la mairie de Miramas. Nous gardons un excellent souvenir de cette soirée amicale et hors norme. Merci Pierre et Aminatou et tous nos vœux de bonheur et prospérité.

Je me permets de relayer une information parue dans La Lettre du C.C.F.D. (comité catholique contre la faim et pour le développement – 4 rue Jean Lantier 75001 Paris ) page 3 d’octobre 2008 « Le Niébé contre la faim » Au Mali, la culture du niébé a permis d’accroître la sécurité alimentaire des paysans, d’augmenter leurs revenus et de réduire l’exode rural. Le niébé est une plante proche du haricot, riche en protéines. Est-ce que nos amis Burkinabé connaissent cette plante et la cultivent ?

L’A.G. de 2009, s’est tenue le 28 mars dernier, comme l’année précédente, chez nos amis Baldy, à Marseille, dans une ambiance plus qu’amicale, je dirais même euphorique, qui nous ferait presque souhaiter d’en faire deux par an. Merci à Hélène et Yves. Nous avons décidé de poursuivre notre aide en faveur de l’association « FAA I TUORA » ( se prendre en charge ), spécialement pour l’achat de vélos, et pour l’unité de séchage de fruits et légumes (papayes, tomates, épices…). En ce qui concerne les vélos, nous aimerions savoir s’il est bien prévu un centre de maintenance, d’entretien, de réparation ou de remise en état ?

Nous désirons également soutenir des associations de femmes dans le secteur de Dano, sous couvert de l’abbé Francis Somé-Hien. Elles ont de multiples projets : Elles désirent acheter des moulins à grain, réaliser des forages avec pompe, construire un vrai magasin, augmenter le capital de la banque de céréales, créer un fonds de roulement pour les prêts individuels, avoir une maison d’alphabétisation, défricher pour créer un jardin, avoir un âne avec attelage complet (charrettes…), créer un élevage de poules de chair, réhabiliter le centre ménager ( matériel et formation de 3 monitrices). Est il possible de rester insensible à un tel désir de faire bouger les choses ?

Nous avons donc décidé de les aider à réaliser une petite partie de leurs projets. Nous attendons pour cela d’avoir un n° de C.C.P. sur lequel nous pourrons effectuer les virements. Les frais d’opération des banques sont beaucoup plus élevés qu’à la Poste. Notre trésorière a eu bien du mal l’an dernier à faire parvenir notre aide pour la création d’un élevage de poules à Pooloba.

Voilà, je m‘arrête là. Il y aurait encore bien des choses à signaler.
Faites nous part de vos idées et de vos réactions.

Je vous dis :

« A l’année prochaine. Bien à vous. »

Le président et le bureau.

M.Galichet « Amitiés Marseille – Diebougou au Burkina »

Chez Mr Galichet Michel ; Château Saint-Jacques Bât. I 43
56, Bd de la Valbarelle 13011 Marseille
Tel. 04-91-35-22-07 ou portable : 06-81-06-01-56
C.C.P. Centre de Marseille 12 386 79 E.
e-mail : michelodilegalichet@orange.fr




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Début de la Journée nationale du paysan (JNP)

Publié le 14/03/2009 à 12:00 par amitiesburkinafaso
OUAGADOUGOU, 13 mars (Xinhua) -- La 13e Journée nationale du paysan (JNP) a été lancée, vendredi à Koudougou, à 100 km à l'ouest de Ouagadougou, par le président burkinabé Blaise Compaoré.

Placée cette année sous le thème "Quelle stratégie de diversification des productions agro-sylvo-pastorales pour le renforcement de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté", ce forum regroupe plus d'un millier d'agriculteurs venus des 13 régions du pays.

"Ce thème est très important pour le monde rural et pour le pays parce que nous allons à la fois harmoniser la compréhension de ce que représente cette diversification afin que l'on comprenne cette question sur le plan économique, écologique et social", a dit le président Compaoré.

Le ministre burkinabé de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources halieutiques, Laurent Sedego a prévenu que la diversification des productions n'est pas un slogan politique, ni un mot d'ordre en vogue, encore moins une imitation servile ou une opposition entre les productions.

"La diversification des productions est un moyen de stabilisation de notre économie, une option de sécurisation des revenus des producteurs", a dit M. Sedego, affirmant qu'à terme la réussite de ce thème doit garantir une sécurité, sinon une sureté alimentaire.

Outre le forum des agriculteurs pour échanger sur les problèmes rencontrés par le monde rural, cette manifestation qui durera trois jours.

En marge de la 13e édition de la JNP, il est aussi organisé une foire régionale agro-pastorale devant montrer les potentialités dont regorge cette région et la semaine de la Francophonie pour débattre de l'impact de la crise financière internationale et des enjeux des Accords de partenariat économique.

Masque Do ou Doyo

Publié le 30/01/2009 à 12:00 par amitiesburkinafaso
Masque Do ou Doyo
Ce masque représente le hibou.
Porté pour célébrer les récoltes mais aussi pour les funérailles de notables. Ce masque protège le village contre les mauvais esprits, donne la santé au nouveau né et provoque le mariage entre les jeunes.

Article du 29 janvier 2008

Publié le 30/01/2009 à 12:00 par amitiesburkinafaso
Burkina Faso/Afrique : Le programme régional d'investissement agricole en marche
>
> OUAGADOUGOU, 28 janvier (Xinhua) -- Une cinquantaine de spécialistes venus de 20 pays africains ont tenu les 27 et 28 janvier à Ouagadougou, un atelier de lancement du Programme régional d'investissement agricole (PRIA) en vue de réduire la dépendance de l'aide alimentaire internationale pour nourrir les populations africaines.
> Organisée par la Conférence des ministres de l'Agriculture de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (CMA/AOC), cette rencontre vise essentiellement à lancer les activités de préparation du PRIA, notamment la composante quatre à savoir "Développement des filières agricoles et promotion des marchés".
> Le coordonnateur général du CMA/AOC, Baba Dioum a indiqué que l'atelier de Ouagadougou entre en droite ligne de la réelle volonté des pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre de sortir leur agriculture de l'ornière.

> "Il s'agira de travailler avec les consultants recrutés pour nous accompagner et de s'accorder sur la meilleure manière d'élaborer le sous-programme (...) en vue de renforcer et de revaloriser les efforts régionaux en cours ou au stade de projet", a-t-il soutenu, précisant que certains aspects seront revisités.

> Il a insisté sur l'importance des initiatives régionales (stratégies, plans, programmes) et les affectations des ressources dans le domaine du développement des filières agricoles afin de booster l'agriculture régionale.

> Dans sa formulation, le PRIA est articulé autour de six thématiques majeures inter-reliées. Il s'agit d'abord de l'amélioration de la gestion de l'eau, ensuite du développement durable des exploitations agricoles.

> La 3e et la 4e thématique concernent respectivement, la gestion améliorée des autres ressources naturelles, le développement des filières agricoles et la promotion des marchés.

> La 5e est relative à la prévention et à la gestion des crises alimentaires et autres calamités naturelles et la 6e thématique porte sur le renforcement institutionnel.

> Face aux enjeux que présente l'agriculture pour le développement économique, la lutte contre la pauvreté et contre l'insécurité alimentaire, les chefs d'Etat et de gouvernement ont adopté, en juillet 2003 à Maputo, le Programme détaillé pour le développement de l'agriculture africaine (PDDAA).

> Le représentant de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Yamar Mbodj a expliqué que le PDDAA a pour objectif d'aider les pays africains à atteindre un niveau élevé de croissance économique, basé sur l'agriculture.

> Il a rappelé que ce programme vise à éliminer la faim, réduire la pauvreté et l'insécurité alimentaire, tout en favorisant l'expansion des exportations.

> Pour M. Mbodj, les orientations majeures du PDDAA sont, entre autres, d'allouer 10% du budget national à l'agriculture, d'obtenir 6% de croissance agricole annuelle et d'atteindre le premier Objectif du millénaire pour le développement (OMD), à savoir réduire de moitié la pauvreté et la faim en 2015.

> Insistant sur la place centrale de l'agriculture dans les économies des pays africains, le ministre délégué chargé de l'Agriculture du Burkina Faso, Abdoulaye Combary, a reconnu que le secteur agricole constitue le moteur du développement de la plupart des pays africains avec près d'un tiers du produit intérieur brut (PIB), 60% des recettes d'exportation et près de 2/3 des opportunités d'emploi.

> En adoptant le PDDAA, le ministre Combary est convaincu que l'Afrique a franchi une étape qui peut s'avérer décisive dans la quête d'un mieux-être de ses populations, car il ne s'agit plus de compter seulement sur l'aide internationale pour nourrir les populations.

> "Ce qui rend encore plus urgent la finalisation du PRIA pour favoriser une utilisation rationnelle de nos ressources conformément aux engagements pris à Maputo", a-t-il conclu.

Qu est ce que le niébé

Publié le 29/01/2009 à 12:00 par amitiesburkinafaso
Qu est ce que le niébé
Le niébé (Vigna unguiculata [L.] Walp.) est la plus importante légumineuse à graines dans les zones de Savane tropicale d’Afrique. Originaire de l’Afrique du Sud-Est, le niébé s’est diffusé dans le monde entier. Le niébé est un aliment de base apprécié en Afrique car ses feuilles, gousses vertes et graines sèches peuvent être consommées et commercialisées.

Certaines variétés à cycle court, mûrissent tôt, ce qui permet de disposer d’un aliment de bonne qualité pendant les périodes de “soudure”. Dans les régions sahéliennes d’Afrique, cette période durant laquelle la nourriture est rare, correspond aux mois d’août et septembre.

La graine sèche est aussi communément moulue et consommée dans plusieurs plats traditionnels Africains, comme la bouillie, le pain, l’aliment de sevrage pour enfants ou encore transformée en beignets. La graine mûre contient 23-25 % de protéine, 50-67 % d’amidon, des vitamines B tel que l’acide folique qui est important dans la prévention de malformation chez le nouveau-né.

La graine est également riche en micro-éléments essentiels, tels que le fer, le calcium et le zinc. Le niébé joue donc un rôle important dans la subsistance de beaucoup de familles rurales en Afrique, en Amérique latine et en Asie, en procurant les éléments nutritifs déficients dans les céréales.

Les fanes constituent un fourrage valeureux pour le bétail en raison de leur haute teneur en protéines. Durant la saison sèche, dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest et du Centre, la valeur monétaire des fanes de niébé stockées devient très élevée.

Des quantités importantes de ce produit sont commercialisées ce qui fournit un complément de revenu parfois non négligeable aux populations rurales.

Mali : le niébé contre la faim

Publié le 29/01/2009 à 12:00 par amitiesburkinafaso
Mali : le niébé contre la faim
AU Mali, l association des organisations professionnelles paysannes, partenaires du CCDF-terre solidaire, est une fédération qui regroupe 120 organisations rurales.
Pour diversifier la production des associations membres et en accord avec elles a été inauguré un programme de relance de la filiére niébé.

Dans un 1er temps , les paysans ont reçu une formation technique concernant la production de cette plante, ses caractéristiques, les maladies qu elle peut contracter et les methodes de luttes , etc .

Dans un second temps l association a assuré l achat et la distribution des semences et des intrants, ce qui a favorisé l augmentation des surfaces dédiées a cette culture.

Les deux premiéres années du projet on permis d introduire de nouvelles variétès qui mûrissent plus tôt et à un rythme plus rapide.

Les resultats sont là. En 2007, la relance de cette culture a permis d'accroître la securité alimentaire des paysans, d'augmenter leurs revenus et de rèduire l'exode rurale. 70 exploitations familiales à travers dix organisations paysannes, soit environ 500 personnes ont été les beneficiaires directes de ce programme.

Le projet se poursuit, la nouvelle phase prévoit la diffusion à 300 exploitation des nouvelles variétès et l'amélioration des techniques de conservation des graînes .

Parrallèlement, des motopompes ont été mises à la disposition des paysans, celles -ci favorisent l expansion des cultures maraîchères, la diversification de la production diminue ainsi les risques d insecurité alimentaire liée aux seules culrtures d 'hivernage

Extrait de " la lettre du C.C.F.D d octobre 2008"

le niébé au burkina

Publié le 29/01/2009 à 12:00 par amitiesburkinafaso
le niébé au burkina
Au Burkina Faso, des organisations paysannes optent pour le niébé


80 % de la population active du Burkina Faso vit de l’agriculture et de l’élevage.
Mais en zone sahélienne, il n’est pas facile de vivre de sa production. La baisse des prix agricoles entraîne des pertes de revenus et des carences alimentaires qui frappent plus de 20 % de la population notamment lors de la saison sèche.
Pour s’en sortir, l’AFDI (Agriculteurs Français et Développement International) a décidé avec son partenaire local, la Fédération des professionnels agricoles du Burkina Faso de mettre en place un programme d’amélioration du maraîchage et de la culture du niébé, une légumineuse qui permet de faire la soudure pendant la saison sèche et de disposer de fourrages pour les animaux. L’appui a permis de former 500 producteurs. Ils ont eu ainsi les moyens de mieux gérer les semences en mettant en place un magasin de stockage et de vente. Dans un deuxième temps, un travail a permis de renforcer la commercialisation.

Ce projet a été mené par l’AFDI avec le soutien financier du CFSI qui a apporté 10 000 Euros.



Au burkina faso des paysans font reverdir le Sahel

Publié le 12/10/2008 à 12:00 par amitiesburkinafaso
Au burkina faso des paysans font reverdir le Sahel
Un cheval est attaché à l'entrée de la cour d'Ali Ouedraogo, dans la bourgade de Gourcy, à 150 km au nord de Ouagadougou, la capitale burkinabée, en plein Sahel. Ce n'est pas banal : l'animal est un signe de réussite, la preuve qu'à 78 ans, Ali Ouedraogo vit mieux que ses voisins, paysans comme lui. Au milieu de sa cour, trois greniers circulaires sont remplis de sorgho à ras bord. Il y a là de quoi nourrir toute la famille jusqu'à la prochaine récolte, en septembre, peut-être même plus. Quarante personnes, dont une ribambelle d'enfants, en vivent, alors que d'autres familles sont déjà à court. Elles devront survivre avec le babenda, un plat de disette au goût d'épinards fades, constitué d'une poignée de céréales et de brassées de feuilles

Les champs d'Ali Ouedraogo ne ressemblent pas à ceux de ses voisins. Ici, l'habitude, c'est de déboiser, de planter et de récolter, jusqu'à épuisement des sols, puis de recommencer un peu plus loin. Les paysans laissent derrière eux un zipellé. Une terre stérile, aussi nue que du carrelage. Plus la population augmente, plus le besoin en terres est grand, et plus le sol s'épuise. C'est l'engrenage de la désertification, aggravé par les facteurs climatiques.
Pour Ali Ouedraogo, tout a changé en 1983. "A ce moment-là, la situation était très dure, raconte-t-il. Les pluies manquaient, les récoltes étaient mauvaises, j'envisageais de quitter la région." Beaucoup émigrent. Lui choisit de rester, et d'aménager des terres dégradées, dont personne ne veut à l'époque. Avec l'aide d'une organisation non gouvernementale (ONG) investie dans la lutte contre la désertification, il va peu à peu leur faire battre des records de productivité. Il récolte aujourd'hui en moyenne 1 500 kg de sorgho à l'hectare, contre 800 kg pour les meilleures terres des environs.
Pour cela, pas besoin de machines agricoles, d'engrais chimiques ou de semences miraculeuses. Les paysans ne pourraient pas se les payer. Pas de barrage non plus, le relief ne s'y prête pas. Il faut des pierres, des pioches, des pelles, un niveau pour calculer le sens de l'écoulement de l'eau, et beaucoup de main-d'oeuvre. L'objectif est d'empêcher l'érosion et de retenir un maximum d'eau dans le sol.
"Il s'agit de techniques paysannes traditionnelles, améliorées par des techniciens agricoles", explique Matthieu Ouedraogo, qui forme les agriculteurs. Dans les champs, des alignements de pierres, baptisés cordons pierreux, sont aménagés le long des courbes de niveau, dessinant de petites terrasses. Des arbres y sont plantés. Des retenues en forme de demi-lune piègent l'eau dans de micro-cuvettes. Les "zaï", des trous profonds de 20 centimètres où des graines sont plantées dans du fumier, permettent une infiltration de l'eau en profondeur.
"Tous ces aménagements freinent le ruissellement de l'eau, poursuit Matthieu Ouedraogo. Peu à peu la terre se régénère." Et les arbres qui poussent sur les parcelles fourniront du bois de chauffe qui ne sera plus prélevé en brousse..
"Avec ces techniques, on peut faire reverdir le Sahel, affirme Souleymane Ouedraogo, chercheur à l'Institut de l'environnement et de recherches agricoles (Inera). On stoppe la désertification, on augmente la fertilité des terres, donc les rendements des céréales et du fourrage pour le bétail, on récupère de la biodiversité." Il suffit de quatre ou cinq ans pour obtenir de bons résultats sur des terres dégradées.
Pourquoi, alors, tout le Sahel n'est-il pas converti ? Au Burkina Faso, environ 300 000 hectares seraient aménagés, soit moins de 9 % de la surface cultivable du pays. "Ces techniques ne sont pas très coûteuses, mais il faut quand même un investissement initial", explique Bertrand Reysset, ingénieur agronome au Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss), qui regroupe neuf Etats de la région.
Cet investissement s'élève en moyenne à 130 euros par hectare. Il faut louer un camion et payer l'essence pour aller chercher les pierres, acheter un minimum de matériel, payer de la main-d'oeuvre pendant les travaux. Une formation et un suivi sont nécessaires. Tout cela est hors de portée des paysans qui travaillent à la houe, pliés en deux dans les champs. Les banques ne leur font pas crédit. Les projets mis en oeuvre l'ont été grâce à des ONG.
Ces techniques, expérimentées depuis les années 1980 dans le cadre de la lutte contre la désertification, seraient très utiles pour s'adapter au changement climatique. "Les modèles climatiques prévoient une augmentation de la fréquence des événements extrêmes, un allongement de la saison sèche, des précipitations plus concentrées et torrentielles, détaille Edwige Botoni, expert en gestion des ressources naturelles au Cilss. Cela aura un impact négatif sur la productivité du sol."
La saison des pluies 2007 en a été l'exemple parfait. Elle a commencé tardivement et toute l'eau s'est abattue en même temps, en août, entraînant des inondations. "Lutte contre la désertification et adaptation au changement climatique se recoupent à 90 %", affirme Bertrand Reysset.
Tous espèrent que la crise alimentaire mondiale fera bouger les choses. Ils ont entendu le discours de Nicolas Sarkozy, qui a appelé à "mettre le paquet sur l'agriculture vivrière subsaharienne", le 3 juin à Rome, lors du sommet sur l'alimentation. L'agriculture a été un parent pauvre depuis trente ans. Elle ne représente que 5 % de l'aide publique au développement, et rares sont les Etats qui en font une priorité. Elle passe après les dispensaires, les écoles, les routes...
Dans le village de Guiè, toujours dans le nord du pays, l'ONG Terre verte est arrivée à des résultats particulièrement spectaculaires, en créant un "bocage sahélien", selon l'expression de son fondateur, Henri Girard, un ingénieur agronome français. Des haies protègent les sols de l'érosion. Avec une mécanisation minimale, une petite dose d'engrais chimique, des variétés sélectionnées et des rotations culturales bien choisies, la zone a reverdi et les rendements sont quatre fois supérieurs à la moyenne.
"C'est la preuve qu'il n'y a pas de fatalité, que même avec nos sols et sous nos climats, tout est possible", commente Hamado Sawadogo, agropédologue à l'Inera. L'investissement initial a été de 400 euros par hectare. Mais l'évolution des pratiques exige aussi un changement des mentalités. "Les gens ici sont fatalistes : si je suis pauvre, si j'ai raté ma récolte, c'est que Dieu l'a voulu, explique Henri Girard. Mais certains se lèvent. Tous les 50 km, quelqu'un est prêt à bouger."

Source: Le Monde.fr - Gaêlle Dupont

Lettre de l association 2008

Publié le 08/06/2008 à 12:00 par amitiesburkinafaso
Lettre de l association 2008
«  Amitiés Marseille - Diebougou au Burkina »


LA LETTRE DU BURKINA

Avril 2008

Bien chers Amis, de France et du Burkina,

Fidèle à la tradition, je rédige pour la neuvième fois la lettre annuelle de notre association pour vous informer des principaux événements qui ont jalonné l’année écoulée. En voici un bref résumé.
En 2007 nous avons été 23 donateurs soit un de plus que l’année précédente pour un montant de 2 274 € en diminution de 576 €, nous ramenant au montant de l’année 2005.

Nous avons eu à déplorer le 8-8 2007 le décès d’une donatrice de la région de Châlons-en-Champagne, Mme Josiane Loppin, à l’âge de 60 ans. Nous avons appris également la mort accidentelle, en septembre, de l’abbé Ernest-Charles Somé qui était curé de la cathédrale de Diébougou. Nous conservons leur mémoire au fond de notre cœur.

Au cours de l’année 2007, nous avons aidé à financer cinq projets. La totalité de ces aides représente la somme de 2 320 €. Nous avons eu 67,20 € de frais d’envoi.

Voici les dates d’envoi, le montant et la destination :

Le 30 mars 2007 : 400 € en direction des S.E.M. (sœurs servantes de l’eucharistie et de la mission) en faveur d’un soutien à l’auto-promotion féminine dans la région de Lingmaré qui devrait permettre de lutter contre la pauvreté en général, et améliorer les conditions de vie de 20 femmes soit 200 personnes, à raison de 10 personnes en moyenne par famille.

Ce même 30 mars 2007 : 400 € pour l’association des femmes « Ti law iéré » (échangeons pour nous aider) de Dissin secteur 5, dont la présidente est Mme Hélène Dabiré, suite à une demande en vue d’acquérir un moulin à grain. Cet achat permettrait aux femmes du village de se libérer de la tâche épuisante et fastidieuse du « pilonnage » des graines dans un mortier, pour obtenir de la farine.

Le 12 juin 2007 : 360 € ( premier versement) à destination du village de Vara en vue d’acheter des livres scolaires, suite à une demande de l’association « Pénégamé pour le développement de Vara » dont le président est Mr Adama Folio qui nous a écrit le 2 février 2007 : « Vara est un petit village où se sont regroupés des paysans en quête d’espaces cultivables… Nous avons pu construire une école à trois classes… notre village est entouré de marécages infranchissables pour des enfants de 6-7 ans et l’école la plus proche est à plus de 8 km à travers la brousse. L’objet de notre demande concerne les manuels de lecture et de calcul. Nous avons seulement 10 livres par classe pour 35 élèves en CP1, 57 élèves en CP2 et 55 élèves en CE1. Ces manuels resteront la propriété de notre école pour toutes les générations à venir.
Notre association qui est le dépositaire de ces manuels cotisera pour veiller à leur entretien et pour compléter par la suite. Il faudra donc en moyenne 60 livres par classe soit un total de 360 livres de lecture et 360 livres de calcul pour les 6 classes.
Ces manuels qui sont produits au Burkina coûtent environ 2 €. Il nous faudra donc 720 €. Merci pour la sollicitude que vous accorderez à notre demande ».

Nous avons été très sensibles à l’importance de cette demande faite par une association pour l’ensemble de la population du village de Vara. Ce qui a motivé notre décision d’envoyer un deuxième versement de 360 €, qui a été effectué le 31 août.

Ces jours ci, le 3 mars 2008, l’abbé Jean de la croix Hien, initiateur de ce projet répond par Internet à un message électronique que je lui avais envoyé quelques joursplus tôt : « Salutations cordiales et chaleureuses de l’association Pagamè pour le développement de Vara. Nous avons bien reçu les deux chèques. Nous venons de toucher le dernier avec du retard, car le curé de la cathédrale étant décédé, sa chambre où se trouvait le chèque avait été fermée. Ce n’est qu’en janvier qu’elle a été réouverte et le chéquier libéré. En tout cas, les élèves sont très heureux d’avoir leurs manuels de classe et vous remercient. Nous vous enverrons les photos par la poste car nous ne pouvons pas réaliser des photos numériques pour les joindre à ce message.Dans tous les cas, soyez sincèrement remerciés. Vous avez réalisé une œuvre historique pour le village de Vara ».

Le 30 août 2007 envoi de 300 € au profit de deux associations de femmes du village de Gora, en vue de mettre sur pied un élevage de porcs. Nous avons reçu un courrier daté du 12-1-2008 : «  Chers Amis, nous avons reçu 300 €, ce qui équivaut à 195 000 frs C.F.A. Avant on faisait un élevage de porcs et malheureusement il y a eu une épidémie. De ce fait avec cette somme nous allons faire une banque de céréales car il n’a pas plu cette année. Nous voulons par cette banque éviter la famine. Alors nous vous remercions de tous vos bienfaits.
Un grand merci de notre part.
Signatures de la présidente, Céline Dabiré, de la secrétaire et de la trésorière.

Ce projet nous a été présenté par l’abbé Denis-Fernand Somda, en coopération missionnaire à Villeneuve-Loubet dans le diocèse de Nice.


Le 15 novembre 2007, notre trésorière Monique, que je remercie pour sa ponctualité et son dévouement, a envoyé un chèque de 500 € aux habitants du village de Békuy pour l’organisation d’une banque alimentaire, sous la responsabilité de l’abbé Narcisse Dabiré qui nous écrivait le 3 novembre 2007 : « Bekuy est un village bobo de Biron qui compte près de 2 300 habitants…Cette année le village est submergé par les inondations, ce qui a porté préjudice aux récoltes. Au regard de cette difficulté le groupement des veuves se tourne vers vous pour vous demander de venir en aide au village de Bekuy dont les enfants crèvent de faim. Par leur dynamisme, les veuves qui jusqu’à présent étaient qualifiées de sorcières et de mangeuses d’âmes sont vues maintenant comme un des leviers de l’essor du village ».
Le 7 mars 2008 me parvient, par l’intermédiaire de Monique notre trésorière, un message Internet de Narcisse : «  J’ai bien reçu les 500 € pour le village de Bekuy. Ils ont pu acheter 50 sacs de céréales. J’ai fait regrouper les sacs et j’ai pris la photo que je vous ferai parvenir dès que possible. Toute la population est très contente et se trouve soulagée par ce geste combien salvateur.
Merci pour tout ce que toi Monique et ton association faites pour nous les Africains ».


DES JEUNES FILLES D’UNE MAISON FAMILALE RURALE SE
MOBILISENT



Cette année notre association a permis à des élèves d’une Maison Familiale Rurale des environs de Lyon de se mobiliser pour aider les jeunes filles du Centre ménager de Iolonioro, au pays Lobi. Elles ont réussi à collecter plus de 1 000 € qui ont transité par notre compte. Nous avions envoyé 600 € l’an dernier pour aider ce centre ménager à s’équiper. C’est en lisant notre Lettre d’avril 2007 qu’une monitrice de cette Maison Familiale Rurale a eu l’idée et a réussi à motiver ses élèves. Bravo ! Elles projettent un voyage au Burkina pour faire connaissance et s’impliquer dans ce partenariat. Les jeunes filles de Iolonioro confectionnent des produits artisanaux qu’elles font parvenir à leurs amies de France qui se chargent de les vendre. Et cette année, le 5 avril elles participent activement à l’organisation et à la réalisation d’une fête qu’organise l’association « Palm ‘ Africa » à l’occasion de ses 10 ans d’existence. Il est noté en bas du tract annonce : 
«  Les bénéfices de cette journée seront totalement reversés au centre de formation de Iolonioro au Burkina ».

Cette fête avec apéro concert a eu lieu le samedi 5 avril 2008 à L’Arbresle MFR
Elle s’esr déroulée dans une ambiance de solidarité et a permis de récolter 500 € au profit des élèves de Iolonioro.

Comment ne pas s’émerveiller de voir des jeunes se mobiliser dans un souci d’échange et de solidarité ? Comme je souhaiterais que d’autres jeunes se lèvent et prennent le relais de ces liens que nous avons tissés depuis plus de 10 ans. La mondialisation sera telle que nous l’aurons faite par nos actions de solidarité. Je suis tout à fait d’accord avec le mot de la présidente de l’association « Palm’ Africa » :

« SOLIDARITE,
Ce mot reflète le mieux l’image de notre association. Nous nous sommes investis dans cette aventure pour participer à une égalité entre chaque pays.
LIEN et RESSEMBLANCE nous ont motivé pour partager notre projet commun : un droit à l’éducation et à l’ouverture culturelle.
Nous espérons que notre aide leur permettra à eux aussi de « réussir autrement ».

Je souhaite vivement que des liens se tissent entre nos deux associations.
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Fin janvier 2008 nous avons reçu une lettre de l’association des femmes de Ligé-taw dont la présidente est Léontine Poda, nous demandant une aide pour la réfection d’une salle et de son équipement pour l’alphabétisation des femmes. J’ai tenté vainement d’envoyer un e-mail à l’abbé Thomas d’Aquin Somé qui soutient ce projet. Alors, j’ai envoyé une lette pour dire qu’à mon avis, il était possible de faire de l’alphabétisation dans une salle polyvalente servant à d’autres activités et que nous serions prêts à participer à la mise en place d’un micro-crédit ou d’une banque de céréales…

Le 4 mars nous est parvenue une lettre de Mme Hyacinthe Hien responsable du groupement féminin « Telinser » de Dano-Poulobaa : «  Notre groupement compte 20 femmes, mères de plusieurs enfants. Nous avons déjà réalisé une porcherie qui marche très bien. Nous demandons une aide pour la construction d’un poulailler. Nous désirons faire l’élevage de poules parce que les gens consomment beaucoup de poulets et personne n’investit sérieusement dans ce domaine. Nous voulons essayer cet élevage… Quatre d’entre nous ont déjà suivi une formation à cet effet.
Espérant une suite favorable, nous exprimons notre sincère reconnaissance.

Amicalement. La responsable : Hyacinthe HIEN

Le 16 mars, dimanche des Rameaux, à midi votre président, assis dans son bureau a perdu connaissance. Ce n’est que deux jours plus tard, le mardi 18, à la clinique de La Casamance, près d’Aubagne, en salle de réanimation que j’ai retrouvé tous mes esprits. Notre Assemblée Générale, prévue pour le samedi 29 mars chez notre secrétaire Yves Baldy, a pu se dérouler sans moi, car j’étais alors à l’hôpital de la Timone, à Marseille, en service de neurologie. Tout est bien qui finit bien.
En mon absence, c’est Odile , notre vice présidente, qui a assuré la présidence.

Au cours de cette A.G.il a été décidé de débloquer :
300 € en faveur du projet d’élevage de poules dans le village de Poulobaa près de Dano élaboré par une association de femmes et soutenu par l’Abbé Francis Hien. Voir ci-dessus.
400 € en réponse à la demande de l’association des femmes de Ligé-taw, soutenue par l’abbé Thomas d’Aquin Somé. Voir également ci-dessus.
Notre trésorière a fait le nécessaire pour que ces sommes arrivent le plus vite possible à destination.

Dernièrement, j’ai eu l’occasion de rencontrer une infirmière de Marseille, originaire du Congo. Je lui ai demandé de nous mettre en relation avec des élèves infirmières pour voir s’il ne serait pas possible de les motiver pour des actions humanitaires en direction de dispensaires dans la région de Diébougou. Elle m’a dit qu’ à «  L’Institut de formation de soins infirmiers Victoria Desjardin » à l’Hôpital St Joseph de Marseille, des élèves infirmières avaient déjà réalisé plusieurs actions humanitaires au Burkina. Nous allons essayé d’entrer en contact avec ces élèves infirmières. Nous vous tiendrons au courant. Si vous connaissez dans votre entourage des possibilités de cet ordre n’hésitez pas à nous le signaler.
Pour quelque temps, 2 ou 3 ans, nous avons l’avantage d’avoir parmi nous à Marseille un prêtre du Burkina, de Bobo-Dioulasso plus précisément, en la personne de l’abbé Jean-Prosper SANOU. Il poursuit des études à l’I.S.T.R. ( Institut des Sciences Théologiques et Religieuses) de Marseille. Il réside à la paroisse St Ferréol les Augustins à proximité du Vieux Port.

Avec toute notre amitié. Le président et tous les membres du bureau.

Le Burkina Faso

Publié le 23/05/2008 à 12:00 par amitiesburkinafaso
Le Burkina Faso
Le Burkina Faso, également appelé Burkina, anciennement Haute-Volta, est un pays d'Afrique de l'Ouest sans accès à la mer. Ses habitants sont les Burkinabè (mot invariable).

Le Burkina Faso est limitrophe de six pays. Le Mali au nord, le Niger à l'est, le Bénin au sud-est, le Togo et le Ghana au sud et la Côte d'Ivoire au sud-ouest.

Ancienne colonie française, la Haute-Volta obtient l'indépendance en 1960. Le nom actuel du pays (Burkina Faso) date du 4 août 1984, sous la présidence du révolutionnaire Thomas Sankara. Il signifie la patrie des hommes intègres en langues locales mooré (burkina signifiant « intègre ») et bamanankan (faso se traduisant par « patrie »)


Président : Blaise Compaoré
Premier ministre: Paramanga Ernest Yonli
Superficie : 274 200 km²
Population : 13 902 972 hab. soit 48 hab./km²
Monnaie Franc CFA (XOF)


Le Burkina Faso est l'un des pays les plus pauvres du monde. Une situation qui s'explique en partie par la faiblesse des ressources naturelles, l'aridité des sols et l'absence de mise en valeur durant la période coloniale. L'agriculture représente 32% du produit intérieur brut et occupe 80% de la population active. Il s'agit principalement d'élevage mais également, surtout dans le sud et le sud-ouest, de culture de sorgho, de mil, de maïs, d'arachides, de riz.

Dominée par le coton, dont le pays est le premier producteur au Sud du Sahara avec 700 000 tonnes en 2006 principalement tournées vers l'exportation, l'économie résiste tant bien que mal à la chute des cours mondiaux.

Le chômage entraîne un fort taux d'émigration : par exemple, trois millions de burkinabè vivent en Côte d'Ivoire. Selon la banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest, ces migrants rapatrient chaque année des dizaines de milliards de francs CFA au Burkina Faso. Depuis les expulsions du Ghana en 1967, cette situation provoque également des tensions avec les pays d'accueil. La dernière crise remonte aux événements de 2003 en Côte d'Ivoire qui ont entraîné le retour ponctuel de 300 000 migrants. La moitié de la population du pays vit en dessous du seuil de pauvreté.

L'aide internationale contribue également pour une grande part à l'activité économique du pays.

Il convient par ailleurs de citer quelques productions minières : cuivre, fer, zinc et surtout or.

Le Burkina Faso est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine et de l'Autorité de Liptako-Gourma qui est chargée de prévenir les crises alimentaires et les sécheresses par la coopération de chaque pays membre.